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La LIDHO fait de l’assistance juridique pour un LGBT ivoirien

Publié le 28 mai 2014
Auteur: Jean Marc Yao

Towers on Ébrié Lagoon, in the Plateau Distric...

Abidjan, Côte d’Ivoire. (Photo: Wikipedia)

Le jeudi 22 mai 2014, la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) a été saisie par une personne ayant été battu à sang, le 14 mai dernier, par des élèves d’une école voisine à l’établissement qu’elle fréquente. Son seul tort, c’est d’être efféminée.

La victime a formellement identifié l’un de ses bourreaux. Jusqu’à ce qu’elle saisisse la LIDHO, la victime n’avait eu aucune suite concrète à la plainte qu’elle avait portée à la Police, et ne suivait plus les cours sur recommandation des responsables de l’école qu’elle fréquente. Ce sont ainsi son droit à la sécurité et son droit à l’éducation qui étaient menacés.

Dès que saisie, la LIDHO est immédiatement entrée en contact avec l’officier de Police en charge de l’affaire. Rencontrant ce dernier, on a fait comprendre que cette affaire devait être traitée avec diligence afin que les suspects soient punis et que la victime, qui prépare un Brevet de Technicien Supérieur (BTS), puisse reprendre les cours. Selon l’officier, le principal suspect était en fuite. Mais, il a promis œuvrer à son interpellation avant le lundi 26 mai.

Le vendredi 23 mai, on s’est rendu dans l’école d’origine du groupe d’élèves agresseurs et dans l’établissement fréquenté par la victime. Il a eu des échanges de fructueux avec les responsables de chacune de ces écoles. Il est convenu avec eux de l’organisation d’une journée de la tolérance au sein du Collège d’origine des élèves ayant commis l’agression.

Ayant été informé de l’intervention de la LIDHO, les parents du principal suspect ont alors sollicité une conciliation avec la victime. Les deux parties se sont rencontrées le lundi 26 mai. La victime a accordé son pardon à ses bourreaux et a retiré sa plainte le mardi 27 mai sans rien demander en retour. Elle a dit seulement aspirer  à vivre dans la paix et sans haine.  Belle leçon d’amour que la victime donne à ses bourreaux !

Jean Marc Yao, basé à Abijan en Côte d’ivoire, est spécialiste des questions relatives aux LGBT à la LIDHO, et consultant en droits humains pour Alternative Côte d’Ivoire. Il était personnellement impliqué dans cette nouvelle ayant fait des intervention en tant que le représentant de la LIDHO.

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