Faith and religion

Mission de grâce au Caméroon anti-gay

Publié le 11 février 2014

Papal Nuncio Piero Pioppo (Photo courtesy of Leffort Camerounais)

Piero Pioppo, nonce apostolique (Photo de L’Effort Camerounais)

Une délégation de militants africains et américains est à la fin d’une semaine chargée de plaidoyer pour la tolérance, la justice et l’amélioration des soins de santé pour les personnes LGBT au Cameroun homophobe.

Professionnels de la santé, le légat apostolique, des prisonniers LGBT et des diplomates sont parmi ceux qui ont entendu le message de militants en visite. Ils  ont été invités par le groupe Camfaids (Cameroonian Foundation for AIDS, la Fondation camerounaise pour le sida), qui travaille pour les droits des LGBT et contre le sida.

Avec un calendrier plein de rencontres et de visites, les militants ont atteint de nombreuses personnes clés au Cameroun avec leur message. La persécution des gays au Cameroun doit cesser à la fois pour respecter les droits de la personne des gays et aussi comme une stratégie pour freiner la propagation du VIH-SIDA.

Leur agenda a été tellement chargé qu’il y a eu peu de temps d’en informer le public de leurs réalisations. Cette tâche sera abordée après la fin du voyage, demain. En attendant, voici un bref résumé:

Conférence Africaine sur la santé sexuelle et les droits

Deux membres de la délégation ont fait des présentations à la conférence :

Maxensia Nakibuuka (seated), leader of a gay/straight health coalition in Uganda and new leader of the AIDS program for the Roman Catholic diocese of Kampala, chats after her presentation at the Sixth Africa Conference on Sexual Health and Rights in Yaounde. (Photo courtesy of Maxensia Nakibuuka)

Maxensia Nakibuuka (assise), séropositive, d’une coalition gaie/hétéro et hétérosexuelle de santé en Ouganda et nouveau chef du programme SIDA pour le diocèse catholique de Kampala, discute après sa présentation lors de la sixième conférence Africaine sur la santé sexuelle et les droits, à Yaoundé. (Photo de Maxensia Nakibuuka)

Maxensia Nakibuuka, une femme hétérosexuelle et positive du VIH  de l’Ouganda, a parlé de son travail; la création d’une alliance gaie/hétéro de travailleurs de santé à domicile, et de la création d’un centre de santé qui accueille les personnes LGBT et les travailleurs du sexe. Son prochain travail sera d’être chef de l’effort de sensibilisation au VIH par l’Église catholique de Kampala, en Ouganda. Andy Kopsa, membre de la délégation et journaliste décrit Nakibuuka : “Elle fait bouger les choses. Elle traite la question des LGBT de manière inclusive et sa mission est de mettre fin à la stigmatisation, barrière mortelle aux soins médicaux. Les soins à domicile doivent se répandre afin  atteindre les plus marginalisés et les populations les plus à risque: pas exclusivement, mais inclusivement, les LGBT, les femmes et les filles traitées de façon égalitaire, comme tout autre patient atteint du VIH/SIDA avec aucune stigmatisation!”

From left: Philip Moeller, Albert Ogle, Victor Mukasa, MacDonald Sembereka and Maxensia Nikibuuka at the World Bank LGBT panel.

Les invités pour discuter du travail de la Banque mondiale pour combattre la discrimination contre les personnes LGBT, un des sujets abordés lors de la conférence à Yaoundé. Les invotés étaient Albert Ogle (deuxième à gauche), Victor Mukasa de l’Ouganda, MacDonald Sembereka du Malawi, et Maxensia Nakibuuka de l’Ouganda.

Le père Albert Ogle, un prêtre épiscopal de l’Irlande et des États-Unis, a parlé de son travail comme fondateur et président de la Fondation St. Paul pour la réconciliation internationale, qui travaille pour les droits des LGBT et contre le SIDA qui vise à donner plus de contrôle aux organisations et aux gens ordinaires de nombreux pays. La Fondation Saint- Paul a travaillé avec la Camfaids afin d’organiser le voyage au Cameroun. Lors de la conférence, Ogle a parlé des efforts faits pour améliorer la santé des lesbiennes, des transgenres et des femmes en travaillant avec les grandes organisations, tels la Banque mondiale, l’Église catholique et Vision mondiale.

Réunion au Ministère de la Justice

Plus à venir.

Rendez-vous à une Clinique publique pour pour les travailleurs de sexe

Plus à venir.

Mgr. Victor Tonye Bakot, archbishop of Yaoundé

L’ancien archevêque Simon-Victor Tonyé Bakot.

Rendez-vous avec le Nonce papal Piero Pioppo

Un but de la réunion était de demander à l’Église catholique de renoncer aux déclarations homophobes faites par l’ancien archevêque Simon-Victor Tonyé Bakot.   Plus à venir.

Réunion à l’ambassade des États-Unis

La session d’une heure et demie avec le personnel de l’ambassade des États-Unis. Inclus étaient Ogle, Nakibuuka, Kopsa et un militant local des droits LGBT de Camfaids.

Après la réunion, Kopsa dit que la «conversation productive» au cours de cette réunion lui à donner de l’espoir. Elle a ajoutée :

“Le Cameroun n’est pas l’Ouganda. Cameroun et l’Afrique francophone (j’en suis de plus en plus certaine depuis notre rencontre) sont les nouveaux fronts pour les droits des LGBT sur la scène des droits de la personne. La société civile en Ouganda pour tous ses problèmes horribles est à des années-lumière plus avancée, comparé au Cameroun.

” Mais la première étape est de prendre conscience qu’on a besoin d’aide; la communauté LGBT à besoin d’aide et pas seulement avec la loi inhumaine anti- homosexuelle qui emprisonne 16 personnes pour être ce qu’ils sont, mais aussi pour organiser et collaborer et pour développer sa capacité et pour s’éduquer.”

Rencontre avec les militants des droits des LGBT et anti-sida

Plusieurs organisations pour la défense des droits LGBT ont commencés à former une coalition l’été dernier après l’assassinat du cofondateur de Camfaids, Eric Lembembe, mais cet effort n’a pas réussi. Plus à venir.

Prison Central de Yaoundé

Prison centrale de Yaoundé

La délégation a rencontré six des 20 détenus de la prison centrale de Yaoundé qui purgent des peines allant jusqu’à cinq ans pour avoir violé la loi anti- homosexuelle au Cameroun ou ils attendent de passer en justice.

Kopsa écrit :

“Des six personnes, deux ont été ‘condamnés’. C’est en leur voix, ‘condamné’. Leurs procès ont eu lieu et les peines prononcées. L’homme doit subir deux ans en pénitence, la femme, cinq ans.

“Les autres, ceux qui n’ont pas été ‘condamnés’ attendent encore en prison. Un des prisonniers est à Yaoundé depuis 7 mois, un autre pour 4 mois, et l’autre depuis 16 mois. Aucun n’a passé en justice et tous sont détenus (contre la constitution camerounaise) sans accusation officielle. Ils sont en prison pour ‘supposition de l’homosexualité’.”

Prochain arrêt: Douala

Après la visite à la prison, les membres du groupe se sont rendus à la ville côtière de Douala pour encore plus de réunions et plus de militantisme.  Des renseignements supplémentaires sur cette partie du voyage à venir.

Les membres de la délégation se sont rendus au Cameroun sur un budget serré en espérant que des contributions supplémentaires permettront au projet d’atteindre le nul. Vos contributions sont encore acceptées et appréciés au site Indiegogo.

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3 thoughts on “Mission de grâce au Caméroon anti-gay

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